Pat, un chum...

On dit qu'on connaît vraiment un homme
Quand on a marché un mile dans ses
souliers...
 
Moi, j'en connais un.
Mais je n'ai jamais marcher dans ses souliers.
Lui, il n'a pu le faire que durant quelques
années.
Mais je le connais....
 
Il n'a pas grimpé l'Everest.
Il n'a pas couru de marathon.
Ni bûché l'arbre vieilli pour se chauffer.
Ni préparé un seul repas.
Ni même décoré son sapin de Noël.
 
Il a fait beaucoup plus.
Beaucoup plus qu'aucun d'entre nous ne
pourra jamais faire...
 
Il a affronté la vie.
Celle qui l'a emprisonné, rejeté.
 
Il a accepté sa déchéance,
Il l'a combattue.
En silence, il a vécu, vaincu
Chaque jour, chaque minute de souffrance.
 
Avec le sourire.
Toujours avec ce sourire.
 
Et j'ai souri avec lui
Car, c'est ce qu'il m'a appris.
 
Serré dans un fauteuil d'acier,
Son corps l'a abandonné.
Seule son âme a résisté.
 
Elle est devenue immense,
Belle,
Riche
Et sans frontière.
 
Quand on parcours avec lui un bout de chemin,
Nos chagrins ne sont rien.
 
Il a tant d'amour à donner.
Son coeur est plein de passion
Mais il ne peut plainement la partager.
Il aura vécu seul son exclusion.
L'amour, c'est ce qui lui aura toujours manqué...
 
En quête d'un âme soeur,
C'est seul qu'il aura battu tout ses malheurs.
 
Mais il a affronté la vie.
Avec le sourire.
Toujours avec ce sourire.
 
C'est ainsi qu'il est devenu mon ami.
Il est le vôtre, celui de tout le monde.
C'est un grand messager
Qui a toujours donné sans compter.
 
Sans le savoir lui-même.
Sans vraiment bien saisir sa mission.
Sans le vouloir lui-même.
Sans raison.
 
Aujourd'hui, il a peur.
Il croit le jour fini.
Pour lui, s'en vient la noirceur.
 
Il devrait pourtant comprendre
Qu'après même son départ,
Sa lumière ne s'éteindra jamais.

Car, il restera à jamais dans nos coeurs.

Pour toi, Patrick, mon ami.
Celui qui aura combattu cette maladie.
Cette horrible dystrophie.
Cette dystrophie qui aura gâché ta vie.
 
Mais sans elle, mon ami
T'aurais pas pu si bien nous faire aimer la vie.
N'abandonne pas à la fin du parcours.
Notre amour, tu as pour toujours.
 
Ton dévoué admirateur,
Ton chum,
Jérôme (99-12-16)

 

Les Poèmes à Jérome Coté !

 

 

 

 

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